L’INCOHERENCE ENERGETIQUE ; LA SOLUTION EXISTE !

Le prix de l’énergie n’est pas le même partout dans le monde 

En septembre 2022, le prix du MWh est de 193 euros au Portugal et en Espagne alors qu’il est de 635 euros en France.

Aux USA qui poussent l’Europe à refuser le gaz russe pour nous vendre le leur, le prix de leur électricité est encore plus bas que celui de l’Espagne (95 Euros le MWh)

Inévitablement les industries des pays favorisés profitent de l’avantage d’une énergie peu chère pour concurrencer nos usines qui ferment les unes après les autres.

 

En France le prix de l’électricité explose

La principale raison est l’indexation de son prix sur la source d’énergie la plus chère.

En effet il existe une règle européenne assez curieuse qui établit que « le prix est dicté par le mécanisme du marché européen, qui fonctionne selon l’unité marginale la plus chère. Le prix de l’électricité n’est pas fonction de son coût de production mais du coût de production marginal du dernier MWh injecté sur le réseau, c’est-à-dire en réalité sur le coût de production des centrales les plus chères, les centrales à gaz d’outre-Rhin. C’est donc le gaz, indispensable surtout à l’Allemagne, qui sert de référence.

Pourquoi de cette règle ? Une habile invention de la bureaucratie européenne sans doute prise sous l’impulsion maline et égoïste de l’Allemagne.

Aussi longtemps que le gaz pouvait être importé de Russie et de Norvège à un prix raisonnable nous avons subi cette stupide règle sans nous apercevoir combien elle était pernicieuse, dommageable pour la France et presqu’exclusivement au bénéfice des pays germaniques, très tributaires du gaz. La guerre en Ukraine a révélé le piège, notre crédulité et la duplicité de nos dirigeants.

L’interruption ou la réduction des livraisons russes a fait exploser le prix du gaz acheté désormais sur un marché dicté par des fournisseurs qui n’ont pas hésité une seconde pour augmenter inconsidérément leurs marges.

La France aurait pu limiter sa consommation de gaz en s’appuyant sur sa capacité à produire de l’énergie électrique nucléaire à prix coûtant. Nous pourrions effectivement bénéficier d’une électricité à un prix raisonnable si son prix n’était pas indexé sur le prix du gaz.

Mais Allemagne et quelques autres pays de l’Est ne peuvent se passer du gaz pour leur industrie et pour leurs centrales électriques et n’ont donc cessé de se fournir au prix fort du marché entrainant ipso facto une augmentation du prix européen de l’électricité.

La France est donc victime de la politique européenne et paye très cher sa soumission aux règles dictée par des voisins plus concurrents qu’amis.

 

La spécificité française

En France, sous la pression d’écologistes irresponsables, souvent pro-germaniques et l’inconséquence de « politiques » qui ne pensent qu’à très court terme et surtout à leur réélection, le parc nucléaire qui assurait notre indépendance énergétique a été abandonné et n’est plus en mesure de tourner en plein régime.

La centrale de Fessenheim qui fonctionnait bien et qui était amortie a été fermée pour investir dans l’éolien. Un investissement important, certes, mais très lourd pour une production future très insuffisante.

Les autres centrales, faute d’investissement dans leur entretien sont devenues fragiles. Plus d’une trentaine de réacteurs ont dû être mis à l’arrêt pour, in extrémis, des opérations de maintenance négligées pendant des années.

A défaut de cette énergie nucléaire qui assurait notre indépendance énergétique, la France, après avoir été autosuffisante, est devenue, petit à petit, importatrice au prix du marché international.

 

Le bon exemple espagnol et portugais

Un prix du gaz et de l’électricité au Portugal et en Espagne bien moins élevé qu’en France. Pourquoi ?

En fait, dès le mois de mai 2022, les deux pays de la péninsule ibérique ont appliqué leur propre système tarifaire en plafonnant le prix du gaz. Un système validé par la Commission européenne. Il consiste à ne plus calculer le prix de l’électricité en fonction du marché Day Ahead, la règle européenne.

Et aujourd’hui ces pays, devenus très concurrentiels, exportent même de l’électricité bon marché et subventionnée, vers la France.

 

Comment résorber la crise énergétique ?

L’exception ibérique crée un précédent en permettant de décrocher du système tarifaire européen. Pourquoi ne pas utiliser cette tolérance européenne ?

Qu’attend la France pour s’affranchir de règles européennes injustes et préjudiciables